Archives pour la catégorie Culture

Tradition ancestrale

 

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Qu’est ce que la tradition? C’est la transmission d’une culture d’une génération à une autre. La culture de la forge japonaise se transmet depuis de nombreux siècles et c’est cette tradition qui permet de voir encore aujourd’hui des maîtres exceptionnels.

Quand on pense à la forge traditionnelle japonaise, on pense à la ville de Sakai, mais des villes comme Seki, Sanjo ou encore Takefu ont su protéger ce patrimoine au fil du temps, et même mieux encore, à transmettre encore aux nouvelles générations.

La coutellerie japonaise vient du savoir faire des forgerons en sabre et plus récemment des couteaux à couper les feuilles de tabac.

A Sakai par exemple nous avons retrouvé des sabres en fer datant du 5ème siecle dans des tumulus, ce qui atteste de la présence d’artisan à cette époque.

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A Sakai cette tradition fut utile pour reproduire les arquebuses et couteaux à tabac importé par les missionnaires portugais au 16ème siècle. A Sanjo, Miki, Niimi et Takefu ce fut le savoir faire d’outils agricole. Dans toutes les villes productrices les artisans se regroupaient pour fabriquer ensemble, bien que la plus grosse production se fasse à Sakai, les autres villes procédaient aussi ainsi.

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Tous les mois Japonika Hamono recherche ces artisans qui protègent cette longue tradition. A l’époque, forgerons, aiguiseurs et revendeurs apparaissaient sur de grandes listes en y inscrivant leurs noms et leurs emblèmes. Aujourd’hui tout ou presque est affiché sur internet. La différence est que nous sommes sur le terrain, motivé par votre envie d’en savoir plus et par celle de partager encore et toujours. Les artisans japonais nous font confiance depuis le début et nous permettent de visiter leurs régions.

Comme de nombreux visiteurs de notre blog et notre site, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et de vos envies. Comme nous le faisons pour certains chanceux qui viennent au japon, nous pouvons vous faire découvrir des ateliers et des lieux typiquement japonais.

Toute l’équipe de Japonika Hamono vous souhaite une excellente année 2017 et nous ferons tout pour continuer la tradition depuis le Japon et avec nos artisans.

Merci de nous suivre plus nombreux chaque jour et pour vos partages.

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Liste des couteliers de Sakai au 16 ème siècle

« Bistro français » japonais

En France, le bistro ( ou bistrot) est un lieu à part, entre le bar de quartier et le petit café-restaurant de campagne, c’est un lieu typique que l’on retrouve dans de nombreux pays, mais au Japon le bistro est avant tout français.

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Ici, le bistro est un restaurant français, soit de type basique ou de type terroir (voir ou revoir notre article sur la Cuisine française au Japon).

Nous sommes allés à la rencontre du chef Adachi du restaurant Bistro Violet de Sakai pour découvrir cette cuisine française façon Japon.

Une première chose nous étonne, ce lieu réputé de la ville ne saute pas aux yeux. Petit restaurant au coin d’une petite rue du centre ville il faut connaître ou bien le découvrir par hasard.

Monsieur Adachi et sa femme nous accueillent dans une petite salle chaleureuse. Nous décidons de nous asseoir au comptoir ouvert sur la cuisine pour apprécier le travail du chef. Le menu nous donne le choix entre plusieurs plats, et nous choisissons en entrée une salade de saumon.

 

Le saumon est frais, fondant en bouche, la salade craque sous la dent, et nous sommes ravis.

Le chef s’active pour le potage de potiron, carotte, oignon.

 

Ce que nous apprécions c’est de voir de la vraie cuisine, aucun produit surgelé ou tout fait, cette cuisine ici est une histoire de chef, une histoire qu’il écrit avec ses couteaux et son talent pour satisfaire au mieux ses clients. Au Japon le service est quasi parfait dans de nombreux endroits, le pays compte de nombreux gourmets très exigeants sur la qualité et la saveur des aliments. Les japonais mangent beaucoup et accordent une importance particulière aux compétences du chef.

Nous continuons sur de la viande de biche et une omelette de foie gras pour moi.

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Merveilleux! Tout simplement extraordinaire de manger aussi bien pour si peu (Entrée, potage, plat, dessert et café pour 2300 yens soit 18~19 euros, le midi)

J’ai ressenti ce que l’on ressent souvent au Japon, le plaisir du cuisinier. Celui qu’il a de préparer, découper, cuire et présenter ses plats.

Monsieur Adachi nous a parlé de sa passion et comme toujours au japon de l’importance des saisons et des différents fruits, légumes et poissons qui varient selon les époques. Et comme toujours aussi de ses outils qu’il chérie. Ses couteaux, il les utilise depuis plus de 25 ans, ils sont le prolongement de son bras. Il nous raconte qu’il s’est amélioré depuis qu’il les utilise, fier de ses compagnons.

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Petty, Sujihiki, Gyuto de Misono
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Misono

 

Nous remercions chaleuresement le chef adachi et sa femme pour ce merveilleux travail et ce bon repas et nous sommes heureux qu’un chef aussi doue fasse confiance a Japonika Hamono.

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Bistro Violet et Japonika Hamono

Cuisine française

Avec la cuisine japonaise, la cuisine française est l’une des plus raffinée et appréciée dans le monde. Le Japon compte de très nombreux spécialistes de notre cuisine, certains ayant appris sur le tas, d’autres pendant quelques mois en France, d’autre pendant des années.

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Nous trouvons au Japon de la gastronomie française abordable et entièrement cuisiné à la main, sur place avec des produits frais. Ce n’est pas un hasard si de grand restaurants étoilés, de grandes pâtisseries et chocolateries dans le monde sont tenues par des chefs nippons. L’importance de la précision et du sérieux dans la cuisine WaShoku comme dans de nombreux domaines, les japonais excellent dans ces mondes qui ne leurs sont pas spécialisés à la base. C’est avec enchantement que je découvre des plats si bien préparés, sans produits surgelés, une cuisine profondément française au pays des sushi.

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Il y a 4 types de restaurants français ici:

-Le dit « français » dans lequel nous retrouverons un plat de spaghetti en accompagnement d’une viande ou poisson et d’un verre de vin. C’est le restaurant de quartier, que l’on trouve en masse au Japon. Un drapeau tricolore, un nom français, et un mélange culinaire italien-français.

-La cuisine française de maison. Ces plats dans lesquels on retrouve la saveur des plats cuisines par notre grand mère et mère. Abordable le midi, moins le soir, le menu est complet, entrée, soupe, plate, dessert, café. On y retrouve souvent du gibier, biche, sanglier. C’est le restaurant qui surprend et dont le chef a passer quelques mois ou 1 a 2 années en France.

-La cuisine fine et raffinée, le chef parle un peu français car il y a étudié pendant plusieurs années. On retrouve toutes les saveurs et la délicatesse des grands restaurants français. Avec du pain de qualité de la belle vaisselle et un service irréprochable (comme partout au Japon).

-Et le restaurant étoilé, échangeant avec des chefs français et proposant ce que l’on retrouve dans les grands restaurants de l’hexagone.

Nous irons dans chaque catégorie pour vous faire decouvrir ces différences et ressemblances.

Retrouvez les couteaux de chefs sur Japonika Hamono

 

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Washoku: Le restaurant UoTorarou

Dans un article précédent nous avons vu ensemble ce que signifiait le terme Washoku 和食.

Maintenant, nous vous invitons à découvrir un restaurant pratiquant cette cuisine d’exception.

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Le restaurant Uo Torarou se situe dans la région de Shiga dans la ville de Kusatsu proche du Lac Biwa, le plus grand du Japon.

Ce bâtiment classé au patrimoine culturel japonais se trouve sur une très ancienne route empruntée jadis par les daimyo (seigneur féodal) qui appréciant l’air et la beauté qui se dégageait de ce lieu en fit leurs résidence de repos.

Mais aujourd’hui c’est monsieur Endo qui nous ouvre les portes de ce restaurant chargé d’histoire.

Ce jeune chef de 50 ans y travaille depuis plus de 30 ans.

Réputé dans toute la région et plus encore, sa cuisine fine, typiquement japonaise honore cette magnifique bâtisse en bois du 19 siècle.

Nous retrouvons ici toute la précision du Washoku, toutes ses subtilités. Travaillant avec des poissons, fruits et légumes de saisons, le chef nous emporte dans un merveilleux voyage de communion avec ce que la Nature nous offre de plus précieux. Et monsieur Endo le sait. Nous le voyons travailler avec un grand respect pour ses couteaux et ses mets.

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« Chaque saison est différente, d’une année à une autre, nous devons improviser avec certaines variations du temps. La patience, le respect et le fait de comprendre que la Nature nous offre ce qu’elle a, quand elle peut, sont les principales qualités du maître en Washoku »

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Monsieur Endo poursuit:

« Je travaille seul avec ma femme, ma fille nous aide de temps en temps et lorsque nous avons beaucoup de clients, une jeune du quartier vient nous aider également […] Je refuse de prendre un apprenti car cela me prendrait trop de temps pour lui enseigner. Avant, les jeunes n’avaient pas besoin d’enseignement, ils effectuaient le « Mi Narai » (Apprendre en regardant) mais aujourd’hui, ils n’ont plus la patience, il faut bouger, toucher, se tromper…L’attente, importante pour apprendre, pour mémoriser est remplacée par le va-vite et l’argent facile. Peu de personnes passent 10 années d’apprentissage à juste regarder et écouter un maître pour recopier et préserver son style de cuisine. »

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Nous comprenons alors que c’est ainsi que se perpétue la tradition du Washoku. Chaque grand chef recopiant le style du maître et y apportant avec les années d’expériences sa propre touche personnelle.

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Wa Shoku 和食

Qu’est ce que le « Wa Shoku »?

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Commençons par la traduction littérale de ce mot.

Le Wa 和 signifie harmonie, paisible, et est utilisé pour designer le Japon dans différentes formules (ex: La paix = 平和 / Affinité = 親和 / Pâtisserie japonaise = 菓子)

Shoku 食 est un signe se rapportant à la nourriture en générale (ex: gastronomie occidentale  = 洋 / Manger = べる)

On comprend alors que le terme Wa Shoku signifie dans son ensemble la gastronomie japonaise.

Il y a une chose intéressante avec le signe Wa 和, qui renforce le sens de ce mot car il est composé de deux signes. Le signe 禾 signifiant céréale et le signe 口 signifiant bouche.

Le Wa Shoku n’est donc pas seulement un simple terme traduisible par « gastronomie ou cuisine », mais un ensemble de sens définissant merveilleusement cet art culinaire nippon.

Le Wa Shoku, c’est l’ensemble des mets japonais sublimés par les techniques et le savoir faire de chefs hautement qualifiés  utilisant des aliments minutieusement choisis et travaillant avec les couteaux les plus efficaces. Sans ces chefs, sans ces couteliers, sans cette harmonie et ce plaisir de déguster cette cuisine entrée au patrimoine mondiale de l’Unesco en 2013, il n’y aurait pas de Wa Shoku.

Retrouvez nos couteaux de cuisine sur Japonika Hamono

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Deba et Sashimi de Yauchi

Oboro Bocho

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Partout dans le monde, les forgerons fabriquent depuis toujours des outils pour les différents artisans.

Aujourd’hui, Japonika Hamono vous fait découvrir une des lames les plus importante dans la tradition culinaire japonaise, Le Kombu kiri ou Oboro Bocho

Le Kombu est une variété d’algue très consommée au Japon en thé (kombucha), en bouillon (Yamadashikombu), en accompagnement avec du riz blanc (Shiokombu) etc…

Jadis spécialité  du nord du Japon, le Kombu est arrivé jusqu’à la ville de Sakai via le port de commerce de la ville pour devenir finalement l’un des mets phare de la région, Le Oboro Kombu.

Les artisans de Sakai, utilisant des lames au tranchant incomparable pour « éplucher » l’algues en copeaux très fin, ont transformé ce produit d’import en spécialité régionale.

Aujourd’hui le meilleur Kombu est fabriqué à Sakai, grâce aux techniques de coupe précises des artisans de la ville.

La lame du Oboro Bocho est toujours en acier traditionnel oxydable pour un tranchant optimal. Elle n’est pas unie mais composée d’un corps et d’une lame fixée généralement par 3 accroches rivetées. Cette forme permet au Kombuya (Spécialiste du Kombu) d’avoir un mouvement non rigide de la lame et ainsi de pouvoir découper le plus finement possible l’algue en copeaux comme le ferait un éplucheur. C’est grâce à ces grands forgerons que l’on peut consommer du Oboro Kombu d’exception.

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Higonokami traditionnel de Nagao

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Higonokami 100mm

L’HISTOIRE DE LA FAMILLE NAGAO

Tout a commencé avec son ancêtre Komatarou Nagao fin 1890, qui commença à forger des petites lames du nom de Hirata Kogatana, ou « lames fixes d’Hirata » qui était l’ancien nom de la ville de Miki, où était installé l’atelier.

C’est vers 1910, avec l’importation de couteaux occidentaux, que l’idée de faire un pliant à friction naît. Il s’inspire de la tradition des lames japonaises et des katanas, avec une grande simplicité dans le montage : une lame forgée, un pivot, deux rondelles et un manche en laiton, plié dans la longueur à l’époque. C’est à ce moment que le couteau prend le nom d’Higo no Kami, « Seigneur de Higo » puissant samouraï de la région.

En 1918, avec Shijegi Nagao, la production d’higonokami explose, il devient populaire, jusque dans la trousse des écoliers. Suive les descendants Akira Nagao vers les années 40 et Motosuke Nagao qui reprendra l’atelier « Kane Koma » en 1955. A cette période ils sont plusieurs forgerons produisant l’Higo à Miki. Mais un incident important en 1960, crime à l’arme blanche, entraînera la restriction des lames au Japon et un déclin important de la production. Face à cette crise, de nombreux forgerons ont baissé les bras et se sont reconvertis. Seul Motosuke Nagao a persévéré à forger et à croire à l’Higonokami malgré les difficultés économiques, toujours avec cette volonté à l’esprit de vouloir faire des couteaux de qualité à un prix abordable.

Après cette dure période, c’est avec l’exportation et l’intéressement des occidentaux pour le pays du soleil levant que l’higonokami a reconnu son essor. Mituo Nagao a succédé à son père depuis peu, il est aujourd’hui la 5ème génération de forgerons à produire ce petit pliant très réputé et quelques lames fixes.

A savoir que les couteaux de Nagao, fabriqué à Miki, sont les seuls à pouvoir prétendre à l’appellation HIGO NO KAMI.

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LE COUTEAU…

L’higonokami original est un couteau à friction, une lame avec une lentille pour la tenir et une pointe triangulaire. Il a une composition simple, une lame fixée à l’aide d’un pivot à un rectangle de laiton plié en guise de manche.

C’est cette authenticité, cette simplicité, ce design minimaliste qui fait son charme et son élégance.

Le procédé de fabrication est entièrement manuel. Les aciers choisis sont en aogami ou shirogami, des alliages d’Hitachi oxydable à haute teneur en carbone. La forme de la lame est prédécoupée puis les lames sont forgées, ajustées à la meule puis trempées. Le manche est un morceau de laiton qui a été plié en deux, aujourd’hui dans le sens de la largeur pour être plus résistant. Viens ensuite le montage du manche avec un clou pour le pivot et des rondelles de laiton ciselées pour le frottement.

Les dernières étapes sont les finitions à la meule et l’affûtage de la lame.

Ce couteau fini, laissera encore quelques signes d’imperfections, devenant des pièces uniques, c’est là, la signature de l’artisanat et de l’higonokami.

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Higonokami 210mm Damas

Retrouver tous nos couteaux sur www.japonika.fr

Festival de Seki

Vivez notre visite à Seki

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Au Japon, il existe de nombreuses fêtes traditionnelles que l’on appelle des « matsuri ».
Ces matsuris sont souvent un moyen de se relâcher après le travail et de se regrouper entre voisins ou habitent d’une même ville. Ces fêtes se célèbrent par quartier, par ville ou par région.
La matsuri est traditionnellement le moment pour les Japonais de prier les divinités en leur rendant honneur par des parades et des rites particuliers variant selon les régions et les dieux célèbres.
Le festival de la coutellerie de Seki est considéré comme le plus grand rassemblement de couteliers du Japon. C’est aussi le plus connu.

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Même si nous avons l’habitude d’y participer, nous restons surpris de voir chaque année toujours autant de monde se presser pour acheter des couteaux et autres lames.
L’événement est divisé en trois zones.
La rue, lieu de vente de couteaux fabriqués industriellement, de jeux pour les enfants et de stand de nourriture varié typique des Matsuri japonais, c’est le côté populaire de ce week-end.

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Le musée de la coutellerie, ouvert et visitable toute l’année, on y trouve les lames des couteliers de Seki et des ateliers de réaffutage. Seki étant specialié dans les couteaux inoxydables, nous remarquons que les pierres utilisées ne dépassent pas les 1000 à 1500 de grain. Les lames inoxydables ne demandent pas davantage, contrairement aux couteaux traditionnels qui peuvent s’affuter à plus de 10 000 de finesse en grains.

Et enfin, le Seki Knife Show, avec les grands couteliers, de Seki, du Japon et même des exposants étrangers (américains cette année). c’est le lieu des plaisirs pour tout amoureux de coutellerie.

 

Nous y avons rencontré le fabricant de couteaux de fleuristes et de lames de poches Fukuta de Takblade, puis le grand coutelier SAJI, en passant par le jeune KUROSAKI et le grand maître HINOURA.
Ce festival de la coutellerie de Seki a su s’imposer comme un événement incontournable, et nous sommes heureux d’avoir pu y assister encore cette année.
Ces rencontres nous ont donné l’occasion de prendre des nouvelles de nos couteliers dont les lames sont disponibles sur notre site Japonika Hamono

Les régions coutelières

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Carte du Japon

Retrouver tous nos couteaux sur http://www.japonika.fr

SEKI

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Gyuto VG1 Fujitake

Situé au centre de l’île dans le sud de la région de Chùbu ayant pour préfecture Gifu.

Depuis 800 ans Seki est une ville de forge reconnue, anciennement pour ses katanas réputés dans tout le Japon. Il est dit que cet art fût amené par un célèbre forgeron vers 1200, qui s’installa à Seki pour la qualité de la terre, du charbon et l’abondance d’eau pure.

Aujourd’hui la ville est devenue la capitale de la coutellerie moderne (au contaire de Sakai capitale de la coutellerie traditionnelle) avec beaucoup de nouvelles industries. C’est ici que se déroule chaque année le plus grand salon du couteau au Japon.

Les couteaux sont forgés avec de nouveaux aciers, on y fabrique aussi plus de pleines soies, avec des formes plus occidentales.

Couteaux: Misono, Fujitake, Masahiro, Miyabi, Hattori, Yaxell, Sanetsu, Kanetsune, Fukuda, Mate, Shiki, Kasumi, Kanetsugu…

SAKAI

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Bunka Shirogami Baba
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Yanagiba Shirogami Yauchi

Ville portuaire près d’Osaka dans la région de Kansai.

A l’origine c’est pour la coupe des feuilles de tabac ,production vers 1540 à la demande des portugais, que les premières lames virent le jour. Ces couperets devinrent rapidement célèbres grâce à leur tranchant et Sakai fût synonyme de qualité.

Les forgerons de Sakai ont collaboré ensemble depuis le début se partageant les différents processus de fabrication. C’est cette particularité unique qui fait qu’encore aujourd’hui les forgerons de Sakai portent le nom des anciennes familles ou associations de couteliers.

La ville est la capitale de la coutellerie artisanale (au contraire de Seki capitale de la coutellerie « moderne ») avec beaucoup de vieilles famille et de petits ateliers.

Les couteaux sont donc le plus souvent traditionnels, acier carbone et lame à biseau, avec une spécificité au niveau de l’emmanchement, sur certaines modèles la soie n’est pas complètement rentrée.

Couteaux: Baba, Yauchi, Sasuke, Mizuno Tanrenjo, Masamoto, Takayuki, Aoki, Shiraki, Nomura …

Takefu ou Echizen

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Lame de Saji

Après avoir fusionné en 2005, Takefu fait désormais parti de la ville d’Echizen, dans le nord de la région de Chùbu, préfecture Fukui.

A l’origine Takefu fût célèbre pour ses outils agricoles grâce à un artisan qui forgeait, il y a 700 ans, des faucilles d’une grande qualité. Très vite des couteaux furent forgés au marteau et le sceau d’Echizen Uchi-Hamono fût le numéro un de la production au Japon pendant une période. Plusieurs écrits japonais parlent de ses produits célèbres de grande qualité.

Couteaux: Hiroo Itou, Takeshi Saji, Kitaoka, Masakage, Kanehiro, Ikeda, Asai, Ryusen, Kurosaki…

Tosa

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Lame brut de forge

Ville située dans l’île de Shikoku ayant pour préfecture Kòchi.

Du fait de sa situation géographique reculée, cette région a développé différentes coutumes et traditions, produisant des lames au style unique. Les premières forges étaient dédiées pour les outils agricoles et la pêche. Aujourd’hui les couteaux sont toujours forgés au marteau et ont une finition brute dite kuro-uchi.

Couteaux: Murata, Kajiwara, Zakuri, Kujiro

Niigata et Sanjo

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Damas de Shigefusa

Situé tout au nord de la région de Chùbu.

Au 17e siècle, la ville est relancée économiquement grâce à la forge de clous, puis les forgerons vont élargir leur gamme avec des outils agricoles qui deviendront très réputés. Les forgerons, de père en fils, se tourneront ensuite avec la forge de couteaux de cuisine remplaçant les outils, à cause de l’ouverture de grandes usines.

Couteaux: Shigefusa, Yoshikane, Hinoura, Gihei, Yoshimune, Takagi,Tetsuhiro

Miki

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Higonokami de Nagao
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Nakiri Damas de Misuzu

Situé dans la région de Kansai, près de Kobe, préfecture Hyògo.

Miki a un riche patrimoine culturel, économiquement urbain elle produit cependant le riz servant à la confection du saké. C’est bien sûr aussi une ville d’artisans forgerons produisant en petite quantité des couteaux de très bonne qualité.

Couteaux: Tanaka, Fujita, Misuzu, Nagao

Niimi

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Gyuto Shirogami de Miwa

Municipalité de la préfecture d’Okayama dans la région de Chùgoku. C’est une petite ville isolée où deux forgerons produisent de belles lames de qualité, réalisés entièrement à la main

Couteaux: Shosui Takeda, Miwa

Retrouver tous nos couteaux sur Japonika Hamono

 

 

Au commencement…

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Tumulus de l’empereur Nintoku à Sakai

La renommée des lames japonaises ne s’est pas faite en un jour. Il a fallu de nombreux siècles pour que les artisans se perfectionnent et parviennent à créer ce que l’on appelle aujourd’hui le « Hamono », lame, ou le « Wa bocho », couteau japonais.
Pour expliquer comment cet artisanat s’est développé, rendons nous à Sakai, capitale de la coutellerie japonaise, on dit aussi en japonais que tout vient de cette ville et nous allons voir pourquoi…

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L’histoire se passe entre 250 et 538 ap j-C dans ce qu’on appelle la période « Kofun ».
Le Japon, qui n’est encore qu’un vaste archipel non-uni voit apparaître le Royaume du Yamato (La famille impériale actuelle est descendante de la lignée Yamato), premier territoire s’étalant de l’Ouest de l’île principale Honshu jusqu’au Sud et l’île de Kyushu.
La religion Shinto est la religion dominante et les empereurs sont considérés comme descendant de la déesse du soleil Amaterasu.
A cette période, la religion Shinto étant au plus fort de son influence, les chefs de clans et de puissants hommes se font alors construire des tumulus et les empereurs décident eux de se faire ériger des tombeaux gigantesques pour montrer au monde leur puissance dans le monde vivant et celui d’après.

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Ces tombeaux, les Kofuns, mobilisent des artisans pour leur construction. Mais le chantier qui demandera le plus d’ouvriers est le Kofun de l’empereur Nintoku, que l’on appelle également Daisenryo situé justement à Sakai. Pour ce tombeau, des artisans du pays entier se réunissent, des tailleurs de pierres (pour la structure), des potiers (pour les Haniwa*), des ouvriers (pour construire) et ce qui nous intéresse ici, des forgerons (pour les divers outils utilisés sur le chantier ainsi que des accessoires funéraires en bronze).

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Vue aérienne du tumulus Nintoku

Caractéristique du Kofun de l’Empereur Nintoku:
-486m de large
-35,8m de haut
-1,4 million m3 de volume
-15 ans et 8 mois de construction
-6,807,000 ouvriers (rémunérés, aucun esclave ne fut employé), 2000 travailleurs par jour
*-Des milliers de Haniwa, poteries représentant la vie du défunt, disposés le long, sur et à l’intérieur de l’édifice et qui l’accompagnent dans l’au-delà.
Ce qui en fait le tombeau le plus large et vaste du monde! En comparaison, la largeur de la pyramide de Khéops est de 230m et celle du premier Empereur Qin est de 350m. Et il fut construit sans esclaves! L’empereur Nintoku était reconnu pour sa grande bonté et fut célèbre pour avoir supprimé les taxes pendant plus de 3 ans en voyant les difficultés de son peuple lors de saisons difficiles.
Une centaine de tumulus furent érigés dans la région à cette période et une dizaine autour de la tombe de l’Empereur Nintoku.
C’est véritablement cela qui a donné naissance à l’artisanat de Sakai ville d’où s’est développé le Japon que l’on connaît aujourd’hui, et depuis lors les forges ne se sont jamais éteintes.
Retrouvez les couteaux de Sakai sur: Japonika Hamono
Infos complémentaires:
-Personne ne sait encore pourquoi cette forme « zenpokoenfun » en trou de serrure.
-Avant que la végétation ne recouvre le tout, les kofuns étaient bien visibles de loin.
-La chambre funéraire du défunt se situe au centre de la partie arrondie et son cercueil était entouré d’armures, épées et effets personnels.
-2 douves séparent l’extérieur du Kofun de l’Empereur Nintoku
-Les Kofuns sont protégés par des barrières et seules des personnes importantes ainsi que l’Empereur peuvent y pénétrer. Ces tombeaux sont des hauts lieux du Shinto.
-Les Kofuns étaient encore ouverts il y a plusieurs décennies, et les japonais se baignaient dans les douves sans se douter que ces petits monts verdoyants abritaient des trésors et un patrimoine unique.
-En se promenant autour, il n’est pas rare d’y croiser des aigrettes, des tortues et plus rarement des tanukis (chiens viverrins)
-Non loin du Kofun de l’Empereur Nintoku, se trouve celui de Itasuke, il suffit de claquer des mains pour voir sortir des sous bois un groupe de tanukis qui n’hésiteront pas à nager jusqu’à vous.