Archives pour la catégorie Culture

Tradition ancestrale

 

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Qu’est ce que la tradition? C’est la transmission d’une culture d’une génération à une autre. La culture de la forge japonaise se transmet depuis de nombreux siècles et c’est cette tradition qui permet de voir encore aujourd’hui des maîtres exceptionnels.

Quand on pense à la forge traditionnelle japonaise, on pense à la ville de Sakai, mais des villes comme Seki, Sanjo ou encore Takefu ont su protéger ce patrimoine au fil du temps, et même mieux encore, à transmettre encore aux nouvelles générations.

La coutellerie japonaise vient du savoir faire des forgerons en sabre et plus récemment des couteaux à couper les feuilles de tabac.

A Sakai par exemple nous avons retrouvé des sabres en fer datant du 5ème siecle dans des tumulus, ce qui atteste de la présence d’artisan à cette époque.

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A Sakai cette tradition fut utile pour reproduire les arquebuses et couteaux à tabac importé par les missionnaires portugais au 16ème siècle. A Sanjo, Miki, Niimi et Takefu ce fut le savoir faire d’outils agricole. Dans toutes les villes productrices les artisans se regroupaient pour fabriquer ensemble, bien que la plus grosse production se fasse à Sakai, les autres villes procédaient aussi ainsi.

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Tous les mois Japonika Hamono recherche ces artisans qui protègent cette longue tradition. A l’époque, forgerons, aiguiseurs et revendeurs apparaissaient sur de grandes listes en y inscrivant leurs noms et leurs emblèmes. Aujourd’hui tout ou presque est affiché sur internet. La différence est que nous sommes sur le terrain, motivé par votre envie d’en savoir plus et par celle de partager encore et toujours. Les artisans japonais nous font confiance depuis le début et nous permettent de visiter leurs régions.

Comme de nombreux visiteurs de notre blog et notre site, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et de vos envies. Comme nous le faisons pour certains chanceux qui viennent au japon, nous pouvons vous faire découvrir des ateliers et des lieux typiquement japonais.

Toute l’équipe de Japonika Hamono vous souhaite une excellente année 2017 et nous ferons tout pour continuer la tradition depuis le Japon et avec nos artisans.

Merci de nous suivre plus nombreux chaque jour et pour vos partages.

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Liste des couteliers de Sakai au 16 ème siècle

« Bistro français » japonais

En France, le bistro ( ou bistrot) est un lieu à part, entre le bar de quartier et le petit café-restaurant de campagne, c’est un lieu typique que l’on retrouve dans de nombreux pays, mais au Japon le bistro est avant tout français.

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Ici, le bistro est un restaurant français, soit de type basique ou de type terroir (voir ou revoir notre article sur la Cuisine française au Japon).

Nous sommes allés à la rencontre du chef Adachi du restaurant Bistro Violet de Sakai pour découvrir cette cuisine française façon Japon.

Une première chose nous étonne, ce lieu réputé de la ville ne saute pas aux yeux. Petit restaurant au coin d’une petite rue du centre ville il faut connaître ou bien le découvrir par hasard.

Monsieur Adachi et sa femme nous accueillent dans une petite salle chaleureuse. Nous décidons de nous asseoir au comptoir ouvert sur la cuisine pour apprécier le travail du chef. Le menu nous donne le choix entre plusieurs plats, et nous choisissons en entrée une salade de saumon.

 

Le saumon est frais, fondant en bouche, la salade craque sous la dent, et nous sommes ravis.

Le chef s’active pour le potage de potiron, carotte, oignon.

 

Ce que nous apprécions c’est de voir de la vraie cuisine, aucun produit surgelé ou tout fait, cette cuisine ici est une histoire de chef, une histoire qu’il écrit avec ses couteaux et son talent pour satisfaire au mieux ses clients. Au Japon le service est quasi parfait dans de nombreux endroits, le pays compte de nombreux gourmets très exigeants sur la qualité et la saveur des aliments. Les japonais mangent beaucoup et accordent une importance particulière aux compétences du chef.

Nous continuons sur de la viande de biche et une omelette de foie gras pour moi.

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Merveilleux! Tout simplement extraordinaire de manger aussi bien pour si peu (Entrée, potage, plat, dessert et café pour 2300 yens soit 18~19 euros, le midi)

J’ai ressenti ce que l’on ressent souvent au Japon, le plaisir du cuisinier. Celui qu’il a de préparer, découper, cuire et présenter ses plats.

Monsieur Adachi nous a parlé de sa passion et comme toujours au japon de l’importance des saisons et des différents fruits, légumes et poissons qui varient selon les époques. Et comme toujours aussi de ses outils qu’il chérie. Ses couteaux, il les utilise depuis plus de 25 ans, ils sont le prolongement de son bras. Il nous raconte qu’il s’est amélioré depuis qu’il les utilise, fier de ses compagnons.

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Petty, Sujihiki, Gyuto de Misono
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Misono

 

Nous remercions chaleuresement le chef adachi et sa femme pour ce merveilleux travail et ce bon repas et nous sommes heureux qu’un chef aussi doue fasse confiance a Japonika Hamono.

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Bistro Violet et Japonika Hamono

Cuisine française

Avec la cuisine japonaise, la cuisine française est l’une des plus raffinée et appréciée dans le monde. Le Japon compte de très nombreux spécialistes de notre cuisine, certains ayant appris sur le tas, d’autres pendant quelques mois en France, d’autre pendant des années.

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Nous trouvons au Japon de la gastronomie française abordable et entièrement cuisiné à la main, sur place avec des produits frais. Ce n’est pas un hasard si de grand restaurants étoilés, de grandes pâtisseries et chocolateries dans le monde sont tenues par des chefs nippons. L’importance de la précision et du sérieux dans la cuisine WaShoku comme dans de nombreux domaines, les japonais excellent dans ces mondes qui ne leurs sont pas spécialisés à la base. C’est avec enchantement que je découvre des plats si bien préparés, sans produits surgelés, une cuisine profondément française au pays des sushi.

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Il y a 4 types de restaurants français ici:

-Le dit « français » dans lequel nous retrouverons un plat de spaghetti en accompagnement d’une viande ou poisson et d’un verre de vin. C’est le restaurant de quartier, que l’on trouve en masse au Japon. Un drapeau tricolore, un nom français, et un mélange culinaire italien-français.

-La cuisine française de maison. Ces plats dans lesquels on retrouve la saveur des plats cuisines par notre grand mère et mère. Abordable le midi, moins le soir, le menu est complet, entrée, soupe, plate, dessert, café. On y retrouve souvent du gibier, biche, sanglier. C’est le restaurant qui surprend et dont le chef a passer quelques mois ou 1 a 2 années en France.

-La cuisine fine et raffinée, le chef parle un peu français car il y a étudié pendant plusieurs années. On retrouve toutes les saveurs et la délicatesse des grands restaurants français. Avec du pain de qualité de la belle vaisselle et un service irréprochable (comme partout au Japon).

-Et le restaurant étoilé, échangeant avec des chefs français et proposant ce que l’on retrouve dans les grands restaurants de l’hexagone.

Nous irons dans chaque catégorie pour vous faire decouvrir ces différences et ressemblances.

Retrouvez les couteaux de chefs sur Japonika Hamono

 

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Washoku: Le restaurant UoTorarou

Dans un article précédent nous avons vu ensemble ce que signifiait le terme Washoku 和食.

Maintenant, nous vous invitons à découvrir un restaurant pratiquant cette cuisine d’exception.

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Le restaurant Uo Torarou se situe dans la région de Shiga dans la ville de Kusatsu proche du Lac Biwa, le plus grand du Japon.

Ce bâtiment classé au patrimoine culturel japonais se trouve sur une très ancienne route empruntée jadis par les daimyo (seigneur féodal) qui appréciant l’air et la beauté qui se dégageait de ce lieu en fit leurs résidence de repos.

Mais aujourd’hui c’est monsieur Endo qui nous ouvre les portes de ce restaurant chargé d’histoire.

Ce jeune chef de 50 ans y travaille depuis plus de 30 ans.

Réputé dans toute la région et plus encore, sa cuisine fine, typiquement japonaise honore cette magnifique bâtisse en bois du 19 siècle.

Nous retrouvons ici toute la précision du Washoku, toutes ses subtilités. Travaillant avec des poissons, fruits et légumes de saisons, le chef nous emporte dans un merveilleux voyage de communion avec ce que la Nature nous offre de plus précieux. Et monsieur Endo le sait. Nous le voyons travailler avec un grand respect pour ses couteaux et ses mets.

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« Chaque saison est différente, d’une année à une autre, nous devons improviser avec certaines variations du temps. La patience, le respect et le fait de comprendre que la Nature nous offre ce qu’elle a, quand elle peut, sont les principales qualités du maître en Washoku »

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Monsieur Endo poursuit:

« Je travaille seul avec ma femme, ma fille nous aide de temps en temps et lorsque nous avons beaucoup de clients, une jeune du quartier vient nous aider également […] Je refuse de prendre un apprenti car cela me prendrait trop de temps pour lui enseigner. Avant, les jeunes n’avaient pas besoin d’enseignement, ils effectuaient le « Mi Narai » (Apprendre en regardant) mais aujourd’hui, ils n’ont plus la patience, il faut bouger, toucher, se tromper…L’attente, importante pour apprendre, pour mémoriser est remplacée par le va-vite et l’argent facile. Peu de personnes passent 10 années d’apprentissage à juste regarder et écouter un maître pour recopier et préserver son style de cuisine. »

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Nous comprenons alors que c’est ainsi que se perpétue la tradition du Washoku. Chaque grand chef recopiant le style du maître et y apportant avec les années d’expériences sa propre touche personnelle.

Retrouvez nos couteaux sur Japonika Hamono

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Wa Shoku 和食

Qu’est ce que le « Wa Shoku »?

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Commençons par la traduction littérale de ce mot.

Le Wa 和 signifie harmonie, paisible, et est utilisé pour designer le Japon dans différentes formules (ex: La paix = 平和 / Affinité = 親和 / Pâtisserie japonaise = 菓子)

Shoku 食 est un signe se rapportant à la nourriture en générale (ex: gastronomie occidentale  = 洋 / Manger = べる)

On comprend alors que le terme Wa Shoku signifie dans son ensemble la gastronomie japonaise.

Il y a une chose intéressante avec le signe Wa 和, qui renforce le sens de ce mot car il est composé de deux signes. Le signe 禾 signifiant céréale et le signe 口 signifiant bouche.

Le Wa Shoku n’est donc pas seulement un simple terme traduisible par « gastronomie ou cuisine », mais un ensemble de sens définissant merveilleusement cet art culinaire nippon.

Le Wa Shoku, c’est l’ensemble des mets japonais sublimés par les techniques et le savoir faire de chefs hautement qualifiés  utilisant des aliments minutieusement choisis et travaillant avec les couteaux les plus efficaces. Sans ces chefs, sans ces couteliers, sans cette harmonie et ce plaisir de déguster cette cuisine entrée au patrimoine mondiale de l’Unesco en 2013, il n’y aurait pas de Wa Shoku.

Retrouvez nos couteaux de cuisine sur Japonika Hamono

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Deba et Sashimi de Yauchi

Oboro Bocho

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Partout dans le monde, les forgerons fabriquent depuis toujours des outils pour les différents artisans.

Aujourd’hui, Japonika Hamono vous fait découvrir une des lames les plus importante dans la tradition culinaire japonaise, Le Kombu kiri ou Oboro Bocho

Le Kombu est une variété d’algue très consommée au Japon en thé (kombucha), en bouillon (Yamadashikombu), en accompagnement avec du riz blanc (Shiokombu) etc…

Jadis spécialité  du nord du Japon, le Kombu est arrivé jusqu’à la ville de Sakai via le port de commerce de la ville pour devenir finalement l’un des mets phare de la région, Le Oboro Kombu.

Les artisans de Sakai, utilisant des lames au tranchant incomparable pour « éplucher » l’algues en copeaux très fin, ont transformé ce produit d’import en spécialité régionale.

Aujourd’hui le meilleur Kombu est fabriqué à Sakai, grâce aux techniques de coupe précises des artisans de la ville.

La lame du Oboro Bocho est toujours en acier traditionnel oxydable pour un tranchant optimal. Elle n’est pas unie mais composée d’un corps et d’une lame fixée généralement par 3 accroches rivetées. Cette forme permet au Kombuya (Spécialiste du Kombu) d’avoir un mouvement non rigide de la lame et ainsi de pouvoir découper le plus finement possible l’algue en copeaux comme le ferait un éplucheur. C’est grâce à ces grands forgerons que l’on peut consommer du Oboro Kombu d’exception.

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Higonokami traditionnel de Nagao

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Higonokami 100mm

L’HISTOIRE DE LA FAMILLE NAGAO

Tout a commencé avec son ancêtre Komatarou Nagao fin 1890, qui commença à forger des petites lames du nom de Hirata Kogatana, ou « lames fixes d’Hirata » qui était l’ancien nom de la ville de Miki, où était installé l’atelier.

C’est vers 1910, avec l’importation de couteaux occidentaux, que l’idée de faire un pliant à friction naît. Il s’inspire de la tradition des lames japonaises et des katanas, avec une grande simplicité dans le montage : une lame forgée, un pivot, deux rondelles et un manche en laiton, plié dans la longueur à l’époque. C’est à ce moment que le couteau prend le nom d’Higo no Kami, « Seigneur de Higo » puissant samouraï de la région.

En 1918, avec Shijegi Nagao, la production d’higonokami explose, il devient populaire, jusque dans la trousse des écoliers. Suive les descendants Akira Nagao vers les années 40 et Motosuke Nagao qui reprendra l’atelier « Kane Koma » en 1955. A cette période ils sont plusieurs forgerons produisant l’Higo à Miki. Mais un incident important en 1960, crime à l’arme blanche, entraînera la restriction des lames au Japon et un déclin important de la production. Face à cette crise, de nombreux forgerons ont baissé les bras et se sont reconvertis. Seul Motosuke Nagao a persévéré à forger et à croire à l’Higonokami malgré les difficultés économiques, toujours avec cette volonté à l’esprit de vouloir faire des couteaux de qualité à un prix abordable.

Après cette dure période, c’est avec l’exportation et l’intéressement des occidentaux pour le pays du soleil levant que l’higonokami a reconnu son essor. Mituo Nagao a succédé à son père depuis peu, il est aujourd’hui la 5ème génération de forgerons à produire ce petit pliant très réputé et quelques lames fixes.

A savoir que les couteaux de Nagao, fabriqué à Miki, sont les seuls à pouvoir prétendre à l’appellation HIGO NO KAMI.

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LE COUTEAU…

L’higonokami original est un couteau à friction, une lame avec une lentille pour la tenir et une pointe triangulaire. Il a une composition simple, une lame fixée à l’aide d’un pivot à un rectangle de laiton plié en guise de manche.

C’est cette authenticité, cette simplicité, ce design minimaliste qui fait son charme et son élégance.

Le procédé de fabrication est entièrement manuel. Les aciers choisis sont en aogami ou shirogami, des alliages d’Hitachi oxydable à haute teneur en carbone. La forme de la lame est prédécoupée puis les lames sont forgées, ajustées à la meule puis trempées. Le manche est un morceau de laiton qui a été plié en deux, aujourd’hui dans le sens de la largeur pour être plus résistant. Viens ensuite le montage du manche avec un clou pour le pivot et des rondelles de laiton ciselées pour le frottement.

Les dernières étapes sont les finitions à la meule et l’affûtage de la lame.

Ce couteau fini, laissera encore quelques signes d’imperfections, devenant des pièces uniques, c’est là, la signature de l’artisanat et de l’higonokami.

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Higonokami 210mm Damas

Retrouver tous nos couteaux sur www.japonika.fr